Meeting à la "Mutu"

Publié le par christian

La grande salle de la Mutualité était pleine le mercredi 17 février, lors du meeting organisé par le Parti Ouvrier Indépendant pour dire :
Unité pour dire : ne touchez pas à nos retraites ! Non au consensus ! " " Le démantèlement du régime spécial des mineurs de fer de Lorraine a abouti à ce que 50% des veuves de mineurs vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté " a expliqué Jean Markun, secrétaire national du POI et syndicaliste.
La remise en cause du code des pensions et du calcul de leur montant sur la base du traitement des 6 derniers mois signifierait des baisses de 30% " ont expliqué des syndicalistes de l’enseignement, FO et FSU.
L’un d’entre eux, a expliqué comment, à l’initiative de syndicats nationaux et départementaux, le Congrès national de la FSU a formulé unanimement le refus de toute régression.
Il s’est étonné, ainsi qu’une oratrice, syndicaliste à l’EDF, du contenu de l’appel de plusieurs organisations à une journée d’action le 23 mars prochain pour revendiquer l’ouverture d’un " débat " sur le financement des retraites. " Revendication déjà satisfaite avant d’avoir été formulée puisque le gouvernement de Nicolas Sarkozy ouvre justement pour les 7 mois à venir ce " débat "pour essayer d’aboutir à un consensus pour remettre en cause les acquis.
Daniel Gluckstein, secrétaire national du POI, a montré que l’attaque contre les retraites était en réalité un " signal fort de bonne gestion " " envoyé aux marchés " selon une expression du journal le Monde.
Les Etats se sont endettés auprès des groupes financiers pour soutenir et renflouer …les spéculateurs en difficulté. Et maintenant, ceux-ci exigent des garanties des Etats, en leur demandant de mettre à genoux les salariés, les retraités, en détruisant tous les services publics.
Il n’y a pas lieu de de faire une " réforme incontestable " du financement des retraites, comme le dit, par exemple Bernard Thibaut, il y a incontestablement à défendre les retraites contre le pillage organisé par le gouvernement, exécutant de l’Union Européenne, et agissant au compte des spéculateurs.
 "
Christel Keiser, membre de la délégation mandatée par le POI pour rencontrer les syndicalistes grecs, a lu le message de l’un d’entre eux. " L’Union Européenne et le FMI ont exigé 10 à 20 % de baisse des salaires des fonctionnaires, un report de l’âge de la retraite à 68 ans, 4 fonctionnaires sur 5 non remplacés…pour " garantir " aux banquiers le remboursement de la dette. > Après la grève des fonctionnaires le 10 février, se prépare la grève générale le 24. "
De même en France, les enseignants, les employés de Total, ceux d’Ikéa et de bien d’autres entreprises, résistent.
Dominique Maillot, au nom du comité pour l’interdiction des licenciements d’Eure et Loir, s’est fait l’écho de la révolte des ouvriers de Philips contre le coup de force de la direction au mépris du code du travail.
Leur détermination, aidée par le comité pour l’interdiction des licenciements, a amené les élus et fédérations du PS, du PCF, des Verts, du NPA à rejoindre l’initiative du comité, constitué à l’initiative du POI, d’un meeting à Dreux, le 19 février, pour exiger le retrait du plan de licenciements et le maintien du site. Le Ministre de l’industrie, Christian Estrosi étant amené à condamner la direction de Philips… quelques jours après l’avoir approuvée...
N’est-ce pas cette voie qu’il faut suivre pour l’interdiction des licenciements, comme pour la défense des droits à la retraite ?
Le meeting s’est conclu par un appel de la tribune à poursuivre et amplifier la campagne de signatures de l’appel édité par le POI : "Ne touchez pas à nos retraites ! Non au consensus ! "
Une série de meetings et de réunions publiques vont suivre au cours des prochaines semaines dans toute la France.
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